La brume est lasse de ses divagations fumeuses
Évasive un instant, fugace dans ses images vaseuses
Elle imprègne l'esprit de l'éther adouci
Un spiritueux des sens rendant faible l'esprit inassouvi
Irradiant comme une flamme en réserve de la vie
Elle annihile l'espoir comme une gangrène desservie
Les vents sont tièdes lorsque sur l'aurore tes yeux se posent
Voguant en des contrées d'or, de parme et de rose
Aux fragrances organiques délivrées de toute pudeur
Elles flageolent dans les airs en un tourbillon coloré d'ardeur
Vois comme leur bras s'entrelacent lorsqu'à ton regard sonne l'heure
Vois comme leurs mirages sont embellis de mille saveurs
Pleures,
Le temps pleure,
Et s'efface un instant en une guirlande de peurs
Occultant les couleurs de ses ténèbres étouffantes
Agrippant ton cœur de son étreinte malvenante
Il aime à se déchiqueter, l'enfant roi
Travaillant ses schèmes en une profession de foi
Ne lui livre pas ta main à l'égard d'autres lendemain
Sa tenue n'est qu'éphémère mais son dialecte restera
Jessabelle
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